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Encore une nouvelle association pour l’Afrique ; En Suisse ? Créée par qui ou quel organisme ? Depuis quand? Structurée comment ? Dans quel but et avec quels objectifs ?

Autant de questions auxqueindex2.phplles nous répondons volontiers pour présenter notre vision, notre projet à nos lecteurs, nos futurs collaborateurs et membres. Assurément ils seront nombreux.

L’association «ESGRA » a été créée par Francine Katumba NTUMBA, une jeune femme Congolaise vivant à Genève. Bouleversée, choquée, meurtrie par un reportage de la télévision TV5, en 2008, elle découvre scandalisée une dure réalité ; l’extrême précarité dans laquelle vivent les jeunes femmes Congolaises de Kinshasa. Ville qu’elle connaît pour y avoir habité. En effet la situation sociale, économique s’y est grandement détériorée, au fur et à mesure des problèmes politiques graves qui ont secoué le pays.

Francine réalise alors, dans toute leur crudité la pauvreté, la solitude, et la souffrance de cette jeunesse oubliée en quelque sorte. Ces femmes dont certaines ne sont encore que des enfants, de pré-adolescentes (11, 12 ans) se voient forcées, obligées de vendre leur corps, à peine formé, pour subsister. Leurs prédateurs leur font l’aumône de 2, 3 dollars ! Comment vivre avec si peu, ne serait-ce qu’un jour ?

Les questions se pressent dans la tête et le cœur de Francine :

Ces jeunes filles abimées, déchirées dans leur vie à un âge si tendre, quel avenir ont-elles ? Et quelles perspectives positives pour les enfants nés de ces « passes »de misère ?…

Va-t-elle rester là, à se lamenter ? Elle comprend qu’elle doit agir. Ne dit-on pas, qu’il vaut mieux allumer une bougie que de maudire l’obscurité ? Francine comprend le privilège, la chance qu’elle a d’être devenue citoyenne suisse, dans cette belle et célèbre ville de Genève qui l’a accueillie depuis quelques années déjà. Elle décide de se « mettre debout », de tout faire, là où elle est, à son humble niveau, de venir en aide à ces jeunes femmes, ses sœurs, ces jeunes de sa ville, de son pays. L’évidence se fait certitude impérative. Oui, elle peut contribuer peu ou prou, à l’amélioration de ces conditions de vie si cruelles et apparemment désespérées.

Un proverbe dit que « tout début est difficile ». Un autre assure aussi que « la foi soulève les montagnes ».

Et voilà notre humble citoyenne suisse, se rendant avec ses pauvres moyens, sur le terrain, en Afrique, pour remuer ciel et terre. Et les choses se mettent à bouger. Après une année, un modeste local est construit.

Le bouche-à-oreilles fonctionne. Des jeunes femmes nécessiteuses affluent au « centre », elles s’appliquent avec les animateurs que Francine paye un petit rien, à apprendre les rudiments de la couture, de la coiffure. De quoi se débrouiller pour gagner un peu d’argent, plus noblement et sans le stress de la déchirure physique.

Jour après jour elles amènent à « Maman Francine », de nouvelles amies désireuses aussi de s’en sortir. Il faut se rendre à l’évidence. Il faut désormais davantage de moyens ; un apport plus important à tous les niveaux. L’action prenant de l’ampleur, réclame pour être bien protégée, une structure administrative légale. Ce qui se monte en Afrique dès 2008.

Il faut également une structure officielle légale en Suisse. À Genève, Francine qui n’a pas fréquenté l’université, va frapper à toutes les portes. Armée de sincérité et d’une vision, elle rencontre des autorités administratives, des personnalités juridiques, sociales etc.… Elle apprend à former une solide association légale ; elle en assure la Présidence. Des amis lui prêtent main forte. Et voilà cette jeune mère de famille bien engagée en Suisse et en Afrique dans des démarches et responsabilités de toute sorte. Et surmontant toutes les difficultés.

L’association « ESGRA » Esperancia Gracia, est une association, à but non lucratif, apolitique et indépendante de toute idéologie, religion ou nationale ; ses statuts ont été reconnus en 2012.

La vision de la Présidente est claire ; l’empressement de ces jeunes filles et femmes à intégrer ce mouvement, leur soif, leur vif espoir d’apprendre un « vrai » métier qui leur permette de se réaliser ; voire de s’épanouir ; leur nombre de plus en plus important montre l’impact de cette vision altruiste. La flamme allumée avec si peu de moyens, semble porter loin, la lumière d’un programme ambitieux mais réaliste.

« L’ESGRA » veut développer 6 secteurs de base ; en un premier temps :

  1. L’alphabétisation est primordiale. En effet ces jeunes pour la plupart ne maîtrisent ni la lecture, ni l’écriture. Ils s’expriment dans la langue (le dialecte) de leur ville ; et un peu le français.
  2. La couture : quelques jeunes femmes s’y sont déjà entraînées avec succès. C’est pour elles un créneau très porteur. Avec quelle fierté n’ont-elles pas confectionné jusqu’à des robes de mariage.
  3. La coiffure. D’autres s’exercent à cette parure, véritable art en Afrique, très inspiré et sophistiqué. Beaucoup de ces femmes aimeraient le maîtriser.
  4. Le maquillage, l’esthétique remportent bien des suffrages. La précarité momentanée n’enlève pas le souci d’être belles.
  5. L’initiation à l’informatique, histoire de vivre avec son temps

Le projet est vaste. Le programme riche. Qui sait si en une seconde phase, l’on ne pourrait pas envisager de créer un plan de micro-crédits. Il suffit souvent de très peu pour lancer une micro entreprise. Petit à petit l’organisation a pu avancer avec l’acharnement de la Présidente, n’hésitant pas à engager tous ses modestes deniers. C’est ainsi qu’elle a pu acquérir des ordinateurs, des machines à coudre, des appareils divers ; tous des modèles anciens, de première génération… à des prix plus abordables pour un budget bien faible. Les dons financiers commencent à arriver modestement, mais ils s’accentuent sûrement et régulièrement. Ils ont permis de faire, en partie, le chemin déjà parcouru. L’association a reçu des promesses d’entrepreneurs, d’acteurs sociaux, économiques etc.…La Présidente est sûre que plus tard, avec un travail assidu, les produits obtenus et vendus par ces jeunes travailleurs pourront les amener à leur propre autofinancement. Pour l’instant, elle demande à tous, à tous ses lecteurs, à tous ceux qui sont désireux de participer à ce beau projet, de se joindre à l’association, à l’ESGRA, en devenant membres, sponsors, ou bienfaiteurs.Tous les dons physiques ou pécuniaires sont les bien venus. Généreux ou modestes, ils constituent une aide indispensable et appréciée. C’est avec des grains de riz dit-on, que l’on remplit des sacs de riz !

Soyez sûrs, nos couturières pourront fournir des quantités de sacs .Apportons tous ensemble la générosité, la présence, la détermination qui soutiendront et réaliseront la vision dans toute son ampleur. Merci pour ces jeunes, merci à nos futurs membres et collaborateurs.

Merci de tout cœur. La Présidente